Gagner de l’indépendance vis-à-vis de sa pensée

Au cours d’une journée, nous passons beaucoup de temps à décrocher de l’instant présent pour suivre notre bavardage mental. En soit, lorsque c’est de la rêverie ou une véritable réflexion, ce n’est pas un problème. Ce peut même être un exercice agréable. Il est cependant important d’entrainer cette capacité à revenir dans l’instant présent pour être libre de suivre ou non nos pensées. En effet, si nous ne pouvons pas empêcher une pensée d’exister, nous pouvons décider de focaliser ou non notre attention dessus. La méditation est un bon moyen pour cela. Entrainer cette capacité permet de profiter de l’instant présent (sans être parasité par des préoccupations) et de ne pas se laisser influencer par ses pensées non productives.Or combien de projets, combien de moments gâchés car nous avons écouté un peu trop notre esprit biaisé par une émotion de peur, de tristesse ou de colère ? Apprendre à ne plus écouter ses pensées, c’est apprendre à écouter et suivre nos valeurs.

(Photo : Never Stay Dead)

L’image du jour

Au delà du côté humoristique de placer un échange philosophique dans ce tableau, je trouve cette réponse empreinte d’une sagesse stoïcienne. Nous avons été éduqué dans des familles, dans une société prônant des valeurs de ce qui est bien et mal, de ce qui est juste et injuste. Et parfois cette culture crée des comportements absurdes ou des attentes élevés dont on n’a du mal à expliquer la raison. Ainsi, on se vexe quand quelqu’un ne répond pas bonjour à notre bonjour, on ressent de l’anxiété à demander que la personne à qui on a prêté notre livre nous le rende, et on s’agace de la « lenteur » de notre ordinateur. C’est comme cela qu’on se laisse attraper par des choses qui n’en valent littéralement pas la peine. Même en prenant de la hauteur, il est difficile de ne pas être affecté par ces attentes. Cependant le fait d’en être conscient permet de ne pas alimenter ces pensées absurdes et éviter d’adopter des comportements non productifs.

Conseil du jour

Chaque fois que vous faites une erreur, posez vous la question de comment vous ferez la prochaine fois plutôt que ressasser ce que vous auriez du faire. L’art de se servir de ses échecs, c’est au fond ça d’être résilient.

Réouverture du cabinet

Les consultations au cabinet sont de nouveau disponibles !

Vous pouvez maintenant :
– soit venir au cabinet les vendredis de 9h15 à 19h.
– soit faire des séances par téléconsultations les mardis de 14h à 18h.

Informations concernant les consultations psy en période de coronavirus [15/03/20]

Le samedi 14 mars, le premier ministre, Edouard Phillippe a annoncé la fermeture jusqu’à nouvel ordre des lieux recevant du public « non indispensables à la vie du pays ». Cela concerne notamment les restaurants, cafés et les cinémas. Attention, cette restriction d’activité ne touche pas les magasins alimentaires, les pharmacies, les banques ou encore les stations essences. Les cabinets de psychothérapeute sont également autorisés. Je vous confirme donc ma disponibilité pour les rendez-vous du vendredi à mon cabinet.

Par ailleurs, afin de limiter les risques et être plus serein, je vous proposerai avant et après la séance un lavage des mains. Nous respecterons également la règle de ne pas se serrer la main. De plus je suis en train de voir avec le cabinet médical pour que vous n’ayez pas besoin d’ouvrir les portes ou de sonner pour accéder à mon bureau.

Pour ceux qui seraient tout de même trop angoissés à l’idée de venir, sachez enfin que je peux exceptionnellement faire des consultations par téléphone pendant l’heure du rendez-vous.

Humeur et lumière naturelle

La période hivernale est reconnue comme une période à risque au niveau de la dépression.
Des pratiques comme la luminothérapie ont montré leur efficacité sur les dépressions saisonnières. Bien que la luminothérapie est pour le moment encore assez couteuse et un peu contraignante, elle souligne l’importance de l’exposition à la lumière sur l’humeur.

Ainsi, avant d’investir dans ce type de matériel il peut être intéressant simplement d’essayer de se lever un peu plus tôt pour profiter davantage de la lumière naturelle.

Quelques minutes de luminosité naturelle supplémentaire peuvent paraitre peu efficaces, mais il est intéressant de se souvenir qu’à l’inverse le simple changement d’heure à l’heure d’hiver augmente de 11% le taux de dépression comme le montre l’étude ci dessous.

http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie/2016-10-29/changement-d-heure-automne-depression

Plus de vert dans le quotidien

Belle initiative de 125 médecins québecois qui appellent leur gouvernement à investir de façon urgente et substantielle dans le verdissement urbain. Comme évoqué précédemment ici, la nature a un impact non négligeable sur le bien-être physique comme morale. Ainsi ces médecins indiquent que davantage de nature permettrait de diminuer d’environ 39 % la prévalence du stress, de 7 % la prévalence de la dépression et entres autres de 11 à 19 % la prévalence de l’autisme. Pour rappel, toute nature peut être efficace si vous restez suffisamment longtemps en pleine conscience de l’espace vert où vous êtes. Pris dans le train train quotidien, on délaisse souvent à tort ce type d’activité. Finalement, c’est quand la dernière fois que vous vous êtes promenés au jardins des plantes, au parc du Lunaret, au parc Rimbaud ou autres ?

Source : http://www.psychomedia.qc.ca/sante/2019-11-28/physique-et-mentale-verdissement-des-villes