
Nous percevons la réalité non pas telle qu’elle est mais telle que notre cerveau peut la percevoir. Les ondes magnétiques ou encore les infrarouges sont toujours présents mais cette réalité est non perceptible par nos sens. Cependant, il serait faux de croire que notre cerveau ne fait pas que capter ce qu’il peut capter. Il prend souvent des raccourcis pour percevoir certaines informations au plus vite… quitte à parfois transformer la réalité. Ce phénomène est bien connu grâce aux illusions et par exemple le fait que nous sommes capables de lire un txete dnot les lrettes snot dnas le mauvias odrre.
Les erreurs sont généralement sans conséquence. Toutefois de façon plus embêtante la perception de la réalité va être également impactée par les émotions et vice-versa. Passer une nuit blanche et vous verrez le lendemain comme les gens vont vous paraître probablement plus ennuyeux ou plus agaçants, alors qu’au fond le monde est le même que la veille. Dans des troubles comme la dépression, il existe de nombreux biais de perception et d’interprétation. Les patients percevront autour d’eux plus facilement les éléments allant dans le sens d’une réalité dépressogène. De plus, leur esprit leur fera souvent sauter à une conclusion négative à partir de ces quelques indices seulement. Ils minimiseront également leurs succès et les attribueront aux autres alors que leurs échecs seront maximisés et attribués à eux-mêmes. Or cette perception négative automatique influencée par l’émotion influencera à son tour les émotions et contribuera au maintien de la dépression.
Ainsi dans les TCC, il est enseigné aux patients les nombreux biais qui affectent leur réalité afin qu’ils puissent petit à petit avoir une vue plus juste des choses et se détacher des pensées négatives.